Olivier Maingain

Enfant du parti, sa passion de la politique est affaire de famille. Mais, s’il a connu dès l’adolescence les grands moments de la vie du FDF, marqué par les discours des pères fondateurs du parti, il s’est engagé au cours de ses études universitaires, en animant un cercle d’étudiants FDF RW de l’Université libre de Bruxelles, qui comptait plusieurs centaines de membres.

De l’échec du Pacte d’Egmont, seule véritable tentative d’établir un fédéralisme équilibré et respectueux des deux grandes communautés, il a retenu que la Flandre nationaliste n’arrêterait plus sa quête vers l’autonomie et que Bruxelles et sa périphérie étaient en ligne de mire.

Président des JFDF dans les années 80, à une époque où d’aucuns s’interrogeaient sur l’avenir même du FDF, il a participé à l’élan d’une nouvelle génération. Proche d’André Lagasse et d’Antoinette Spaak, auxquels il voue une admiration quasi filiale, il a apprécié la ténacité de Georges Clerfayt à maintenir l’idéal et les convictions les plus sincères du FDF.

Influencé par la vision historique de Lucien Outers, il sait que l’avenir de l’Etat belge se joue à Bruxelles et dans la périphérie. Son analyse de l’influence du mouvement flamand sur l’évolution des revendications nationalistes flamandes est implacable. Fidèle à la tradition française de l’affirmation de la citoyenneté, comme condition de la dignité humaine, il s’oppose avec pugnacité à la dérive antidémocratique de cette Flandre.

Au sein d’une Fédération qui a prouvé sa solidité au profit des Francophones, il a dynamisé le FDF tout en maintenant l’excellente entente avec ses partenaires du Mouvement Réformateur. Loyal et franc, il a avec Didier Reynders, le président du MR, une complicité qui sera bien utile lorsqu’il s’agira de tenir le choc de l’affrontement avec les partis flamands.

L’unité de la Wallonie et de Bruxelles a pris, grâce, entre autres, à l’engagement d’Olivier Maingain, une densité et une signification qui aujourd’hui portent tous leurs effets, si nécessaires à la défense des intérêts francophones.

Avec Olivier Maingain à une table de négociations institutionnelles, les Francophones se feront respecter car il n’est homme ni à laisser tomber les bras ni à trahir ses engagements. C’est dire que les Francophones savent qu’ils peuvent compter sur ce président efficace.
Olivier Maingain est un homme politique belge né le 3 août 1958 à Woluwe-Saint-Lambert. Sa mère est d’origine Flamande[1][2].

Il est le président du Front démocratique des francophones, député fédéral et bourgmestre de la commune de Woluwe-Saint-Lambert (Bruxelles).