La concertation interrégionale par rapport au projet UPLACE
Béatrice FRAITEUR
Il y a quelques jours le permis d’environnement du futur centre commercial Uplace à Vilvorde été délivré par la ministre de l’Environnement flamande Joke Schauvliege.
Cette étape donne un sérieux coup d’accélérateur pour la réalisation de ce projet au détriment du projet NEO en Région bruxelloise.
Dans la presse de ce 1er juin, nous apprenons que vous êtes surpris par cette décision. Vous regrettez également le manque de concertation avec la Flandre pour les questions de mobilité.
A cet égard, notre groupe vous a de nombreuses fois interpellé sur la nécessité d’une concertation interrégionale.
En outre, nous vous avions interrogé sur l’utilité de la Communauté métropolitaine dans ce dossier. Ainsi, l’élargissement du ring devrait faire l’objet d’une concertation préalable. A ce propos, par la voix de son administrateur délégué, la Fédération professionnelle COMEOS, pourtant majoritairement en faveur du projet UPLACE, regrette le manque de prise en compte des problèmes de mobilité que rencontreront les clients pour se rendre au centre commercial et plaide pour une concertation interrégionale. Selon les intéressés, « il n’y a pas de place pour trois complexes commerciaux indépendants ».
Cette concertation interrégionale était, selon vous, amenée à permettre une collaboration en matière de mobilité et à faciliter l’élaboration d’une clause de non concurrence.
Par ailleurs, la Communauté métropolitaine, une des principales mesures mise en avant dans le cadre de la Réforme de l’Etat ne répond toujours pas aux attentes et ce particulièrement en matière de mobilité. Elle constitue actuellement uniquement une « coquille vide ».
Des projets d’une telle ampleur ne peuvent se réaliser sans la moindre concertation entre les responsables politiques des deux régions. Aujourd’hui, nous ne pouvons que regretter ce manque de dialogue et de collaboration.
Par conséquent, Monsieur le Ministre-Président pourrait-il répondre aux questions suivantes :
Quelles ont été les démarches officielles entreprises par le gouvernement bruxellois pour veiller à la bonne concertation avec le gouvernement flamand dans ce dossier ? Quid de la clause de non concurrence ? Quid de la collaboration en matière de mobilité ?
Suite à la délivrance du permis d’environnement pour le projet UPLACE, le gouvernement bruxellois souhaite-t-il introduire un recours contre le permis au Conseil d’Etat à l’instar de certaines associations de commerçants, de la fédération patronale Unizo et des associations environnementalistes ?
Compte tenu des avancées pour le projet Uplace, quelles seront les initiatives prises par le gouvernement bruxellois par rapport au projet Néo ? L’agenda sera-t-il modifié ?
Je vous remercie pour vos réponses.




