Le vendredi 8 juin 2012

Position du gouvernement à la suite de la décision de Bruxelles Environnement d’autoriser l’incinération de 35.000 tonnes de déchets aux Pays-Bas

Béatrice FRAITEUR

La presse nous révèle que Bruxelles-Environnement a autorisé la société De Meuter, située à proximité de l’incinérateur régional, à faire incinérer 35.000 tonnes de déchets industriels aux Pays-Bas.

Selon le Secrétaire d’Etat à la Propreté, cette mesure n’est pas bénéfique pour la Région. Au contraire, elle causerait un manque à gagner de plus de 4 millions €, la tonne de déchets se négociant 117,37 euros à Bruxelles, ces déchets pouvant être incinérés, toujours selon lui, à Neder-over-Heembeek. En outre, l’empreinte environnementale de cette mesure a également un coût puisque ces déchets seront transportés par camion sur plusieurs centaines de kilomètres.

En outre, l’on peut s’interroger sur la motivation d’une telle décision alors que le gouvernement a investi beaucoup d’argent pour sa propre installation s’incinération afin d’en améliorer ses performances.

J’apprends également que, à la suite d’une première autorisation d’extraire 15.000 tonnes de déchets, la Ministre de l’Environnement avait convenu que Bruxelles-Environnement informerait le Secrétariat d’État à la Propreté avant toute nouvelle autorisation. Dans les faits, ce ne fut pas le cas et deux nouvelles autorisations ont été délivrées pour un total de 20.000 tonnes supplémentaires.

Suite à ce manque de concertation et de communication, le Secrétaire d’Etat a demandé de mettre le point à l’ordre du jour du Gouvernement. Selon la Ministre de l’Environnement, l’administration ne ferait qu’appliquer le droit européen.

Compte tenu de ce qui précède, mon interpellation visera à interroger le gouvernement sur :

-  sa position quant à la décision de Bruxelles-Environnement de faire incinérer 35.000 tonnes de déchets aux Pays-Bas ;

-  l’évaluation budgétaire de cette mesure pour le budget régional ;

-  les mesures prises pour concilier le conflit entre le Secrétaire d’Etat à
la Propreté publique et la Ministre de l’Environnement ;

-  et l’évaluation de l’impact environnementale de ce transport massif de déchets industriels vers les Pays-Bas.