Olivier Maingain rend hommage au professeur Maxime Steinberg
Olivier Maingain, président des FDF, salue la mémoire du professeur Maxime Steinberg, homme de conviction et historien rigoureux, dont les travaux reconnus par la communauté scientifique ont dit toute la responsabilité de certaines autorités belges dans la déportation des juifs vers les camps d’extermination durant la période 1942-44.
Ses travaux ont servi de fondement à la proposition de loi déposée à la Chambre à l’initiative d’Olivier Maingain et visant à instituer une commission d’enquête parlementaire chargée d’examiner les éventuelles responsabilités administratives, judiciaires et politiques belges dans la persécution et la déportation des juifs de Belgique au cours de la deuxième guerre mondiale.
Cette proposition de loi a été présentée au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue le 20 septembre 2002, en présence du professeur Maxime Steinberg qui avait ainsi apporté son soutien à la démarche d’Olivier Maingain. « Force est de constater », peut-on y lire, « que la Belgique n’a toujours pas accompli son travail de mémoire en ce qui concerne « cette » question juive. (…) Elle ne l’a approchée ces dernières années que sous l’angle du dédommagement des familles juives spoliées pendant la seconde guerre mondiale et dont les biens étaient restés en déshérence en Belgique après 1945. (…) Ce déni de mémoire qui s’accommode d’une histoire mythique tient au refus de l’Etat belge d’assumer toute responsabilité dans la persécution administrative des juifs du pays ainsi que dans la déportation de 25.000 d’entre eux. »
Lors de la conférence de presse, le professeur Maxime Steinberg avait précisé que « le sort de cette initiative donnera à voir à quel point les politiques sont prêts à relever le défi de la mémoire et à assumer la responsabilité politique des agissements de l’appareil d’Etat et de ses administrations, dont les plus graves, au plus fort des déportations juives ». Il avait également eu cette belle formule : « Le défi de la mémoire est de dire que – aujourd’hui comme hier – la désobéissance est une vertu quand l’ordre bafoue le droit des gens ! »
Quoi qu’il en soit, le travail du professeur Steinberg appelle encore de la part des autorités belges une reconnaissance plus officielle que celle accordée jusqu’à présent…











