Copenhague : les priorités de Bernard Clerfayt

Le secrétaire d’Etat FDF à la fiscalité environnementale, Bernard Clerfayt, sera présent au sommet de Copenhague. Il rappelle ses priorités pour lutter contre le réchauffement climatique.

Le sommet sur le changement climatique s’est ouvert à Copenhague, ce lundi pour une durée de deux semaines. Il doit apporter des avancées substantielles qui permettront de lutter contre le réchauffement climatique.

La réussite du sommet de Copenhague passera par une réflexion sur la relance de l’économie mondiale. Les politiques qui devront être mises en place pour lutter contre la dégradation du climat ne pourront être dissociées des politiques de relance. « Nous ne pouvons en effet pas construire de paradis écologique sur un désert économique », précise Bernard Clerfayt. Et ce dernier d’ajouter qu’il est urgent de développer des mesures apportant une contribution à la réalisation des objectifs environnementaux, à la réduction des dépenses énergétiques des ménages, à la stimulation de l’emploi ainsi qu’à l’augmentation du pouvoir d’achat.

« C’est ainsi que nous encourageons déjà les citoyens belges à faire des économies d’énergie » poursuit le secrétaire d’Etat FDF « Evoquons par exemple le succès des réductions directes sur facture pour l’achat de véhicules propres ou encore les réductions d’impôts de 40% sur les travaux dans votre habitation tels que le remplacement d’une ancienne chaudière, le placement de panneaux photovoltaïques, l’isolation des murs, du toit et des sols... »

Pour le FDF, le défi climatique représente une réelle opportunité d’innover et d’investir dans la recherche et le développement afin de trouver des filières et un cadre économique plus respectueux de l’environnement. Ce cadre devra aussi être créateur d’emplois, notamment dans la filière verte.

Dans ce but, nous devrons concevoir une véritable réforme fiscale environnementale. Selon l’OCDE, l’expérience des dernières années a démontré que les taxes liées à l’environnement pouvaient être des instruments efficaces et efficients, en incitant les pollueurs à tenir compte du coût environnemental. Nous approuvons totalement ce principe économique du pollueur-payeur. Bernard Clerfayt plaide par ailleurs pour une réforme éco-fiscale qui n’augmentera pas la pression fiscale globale ! « Toutes les recettes nouvelles devront permettre, dans la foulée, des réductions d’impôts ailleurs, notamment un allègement des charge qui pèsent sur le travail. », ajoute-t-il.

Bernard Clerfayt s’envolera jeudi prochain pour Copenhague. Il y rencontrera notamment le ministre des Finances danois, Kristian Jensen, pour discuter de la taxe carbone initiée au Danemark. En 15 ans, la politique danoise est un réel succès : ce pays a réduit de 10% ses émissions de CO2. Pour obtenir ce résultat, le Danemark ne s’est pas contenté de lever une nouvelle taxe. Les revenus de la taxe ont par exemple été réinvestis dans des projets pour améliorer la productivité énergétique et pour créer de l’emploi.

Le secrétaire d’Etat Bernard Clerfayt plaide aussi pour une taxe carbone « à la belge » dans le cadre d’un glissement fiscal neutre au plan budgétaire. « L’idée est d’abord d’augmenter le pouvoir d’achat par une réduction d’impôt sur le revenu, un chèque énergie, un crédit d’impôt. Ensuite, ceux qui ont un comportement polluant écorneront ce pouvoir d’achat, tandis que ceux qui économiseront l’énergie en profiteront doublement. Il n’y aura pas de diminution du revenu des ménages, pas de perte de pouvoir d’achat ! », conclut Bernard Clerfayt.

La réforme fiscale prônée par Bernard Clerfayt devrait à terme renforcer la compétitivité de l’économie, créer de l’emploi et orienter les ménages ainsi que les entreprises vers des comportements moins consommateurs d’énergie.