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« Francophones de la périphérie : nos solutions »

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A lire par tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à la problématique du fameux arrondissement de BHV – le casse-tête institutionnel belge du moment…- ce livre, qui vient de paraître aux Editions Luc Pire, a été écrit par un ensemble de personnalités politiques de la périphérie représentant le groupe UF, constitué par les partis francophones MR-FDF, PS,cdH et Ecolo.

Parmi ces personnalités, qui ont participé à ce travail commun, figurent Christian Van Eyken, député francophone UF-FDF au Parlement flamand et Georges Clerfayt, ancien président du FDF, aujourd’hui échevin à Rhode-Saint-Genèse.

Cet ouvrage propose une solution à BHV, mais il présente également l’historique de la présence francophone en périphérie bruxelloise. On apprend ainsi qu’en 1930, il y avait déjà 28% de francophones à Crainhem et 24% à Linkebeek. La preuve que la présence francophone dans ces communes date de plusieurs générations déjà et que le rattachement à la Région de Bruxelles, au moins des six communes à facilités, s’inscrit dans le cadre d’une logique élémentaire.

On apprend aussi que, jadis, la périphérie bruxelloise était quasi bilingue, on parlait le français de Meise à Lennick en passant par Dilbeek ou Huizingen. Dans les années 30, sans que le concept de Communauté urbaine soit réellement développé, un « Comité d’études pour l’urbanisation de la Région située au Sud de Bruxelles » fut créé. Il regroupait les bourgmestres d’Alsemberg, Beersel, Braine-l’Alleud, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-St-Genèse, Dworp et Waterloo. Un des membres de ce comité était Herman Teirlinck, un écrivain connu pour ses positions fermes en matière de défense de la cause flamande…L’installation des Bruxellois francophones en périphérie s’est donc réalisée en parfait accord avec les autorités flamandes et même les leaders du mouvement flamand de l’époque.

Quelle différence avec la situation actuelle où, dans la plupart des communes flamandes de la périphérie (Zaventem, Overijse, Hoeilaert, Vilvorde, Dilbeek…), c’est une véritable chasse à tout ce qui touche à la langue française qui est organisée par les autorités locales.

Comme le signale Xavier Mabille, président du CRISP (Centre de Recherche et d’information socio-politiques) dans la préface : « De longue date, Bruxelles – périphérie comprise – constitue un des enjeux majeurs du débat politique en Belgique. C’en est aussi aujourd’hui un des acteurs. »

« Francophones de la périphérie : nos solutions » Editions Luc Pire.

Prix : 16,00 €. Cet ouvrage sera disponible dans les librairies dès le 10 juillet.

Guy Debisschop Porte-parole

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