Le patrimoine commun de la Belgique placé sous l’autorité du Premier ministre ?
Le sénateur Roelants du Vivier lance un cri d’alarme sur le sort des établissements scientifiques fédéraux
Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à Bruxelles ce mercredi 28 mars, le sénateur MR-FDF François Roelants du Vivier a rendu publique une étude sur les établissements scientifiques fédéraux, dont le contenu a été puisé aux meilleures sources, et qui rend compte de l’inquiétude suscitée par des déclarations de politiques flamands prônant la régionalisation de ce patrimoine commun à tous les Belges.
Pour le sénateur Roelants du Vivier, « il est intolérable que les millions d’objets qui constituent notre patrimoine national, des chefs d’œuvre de la peinture au mobilier de Horta, des œuvres de Magritte à celles de Rubens, des trésors de la photographie aux iguanodons de Bernissart, comptabilisés pour près de 7 milliards d’euros au patrimoine de l’Etat, fassent l’objet d’un partage entre régions et/ou communautés. Ce dépeçage serait d’autant plus inacceptable que les institutions qui conservent et gèrent ces objets ont un rôle international reconnu et servent l’ensemble des citoyens du pays. »
François Roelants du Vivier a démontré au passage le coût exorbitant pour chaque région d’une régionalisation (l’Institut royal du Patrimoine artistique, par exemple, nécessiterait un investissement par région de 4.500 000 Euros pour l’appareillage et l’outillage de base, sans compter les coûts annuels de personnel, évalués à 5.700 000 euros et en omettant le coût des bâtiments permettant d’héberger cette institution).
A la veille de négociations institutionnelles, le Sénateur Roelants du Vivier, tout en insistant sur le nécessaire caractère fédéral des ESF, a souhaité proposer des pistes d’avenir basées sur l’expérience de ces établissements, dont l’autonomie est largement limitée par des règles administratives tatillonnes, notamment en ce qui concerne le recrutement du personnel. Proposant une modernisation complète des ESF, dotés d’une autonomie réelle, le sénateur MR-FDF suggère que les établissements scientifiques fédéraux soient placés sous l’autorité directe du Premier ministre et de sa Chancellerie. Les ESF pourraient se voir individuellement disposer du statut de « société anonyme de droit public à finalité sociale » à l’instar du Palais des Beaux-Arts à Bruxelles.
Enfin, François Roelants du Vivier a cru devoir rappeler, à titre de contre-exemple, le sort peu enviable du Jardin Botanique de Meise, toujours financé par le fédéral mais dont le transfert a été promis à la Flandre en 2001 : aujourd’hui, 83% du personnel est néerlandophone, il n’y a pas de cadre linguistique du personnel, et l’atlas de la flore de la Région de Bruxelles a été rédigé et publié uniquement en néerlandais….
Le 28 mars 2007.
Pour contacter François Roelants du Vivier : 0476 400 401











